L’aveu de Macron

Publié le 15 novembre 2018 par admin

Macron avec Gilles Bouleau (TF1)
(Photo AFP)

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C’EST SANS DOUTE la phrase la plus importante de son interview, car elle montre la lucidité d’Emmanuel Macron en ce qui concerne son impopularité. Les gouvernements, a-t-il expliqué, n’ont pas « réussi à réconcilier les Français avec leurs dirigeants. Le pouvoir ne leur a pas apporté assez de considération. Cette réconciliation entre la base et le sommet,  je n’ai pas réussi à la faire et c’est pour moi au cœur de ce qui m’attend dans les mois à venir. » Il ne faut pas négliger cet aveu, il peut ouvrir la voie à une communication améliorée, plus utile au pays qu’un renoncement. Car M. Macron reste inflexible sur les hausses de la fiscalité des carburants, de sorte que, en dépit des mesures annoncées hier matin par le Premier ministre pour venir en aide des foyers les plus fragiles, il n’y avait rien, dans les propos du président, qui pût déminer l’opération annoncée des gilets jaunes. On n’en est pas surpris car Macron ne saurait céder à la pression de la rue, d’autant qu’il l’a condamnée en soulignant la récupération politique à laquelle cette mobilisation spontanée a donné lieu. Il voit en effet dans les soutiens apportés par certains partis une manœuvre pour gonfler leur électorat.

Une exaspération incontrôlable.

Rien de tout cela n’est faux, mais le chef de l’État a assuré ses concitoyens qu’il n’était pas question pour lui de s’opposer, par quelque moyen répressif, au déroulement des manifestations. Le problème, c’est que, dans ce vaste mouvement, il y a ceux qui veulent seulement exprimer leur colère, ceux qui veulent en faire une action permanente et bloquer ponts, routes et rocades, ceux qui veulent marcher sur l’Élysée, au risque de déclencher une vive réaction des services de sécurité, et surtout ceux qui sont parvenus à une telle aversion pour les impôts qu’ils en exigent la réduction draconienne et immédiate. Le respect pour les gilets jaunes affiché par Macron n’empêche pas de s’interroger sur les racines du phénomène, sur les dangers auxquels il expose la société, sur ses inspirations diverses qui rappellent les révoltes peu glorieuses de jadis contre le fisc, et sur l’exaspération incontrôlable à laquelle conduirait le moindre incident, alors que le mouvement s’étendra à tout le pays, avec un nombre de participants probablement très élevé.

Le cas italien.

Le président, comme à son habitude, a fait des déclarations cohérentes où tout se tient, surtout les mesures désagréables qui ont pour objectif de changer, en gros, notre façon de vivre. Et il est vrai que nous ne pouvons pas prétendre réduire le niveau de pollution en France si nous n’augmentons pas le prix des énergies fossiles. Politiquement, M. Macron y était en quelque sorte contraint par la démission de Nicolas Hulot, qui a fait naître un doute sur sa volonté d’en finir avec des habitudes de consommation qui empoisonnent la planète. Le président, dans ses propos, s’est situé dans la logique de son programme et de ses promesses électorales. D’aucuns diraient que la France est devenue ingouvernable. Non, elle est seulement tentée, comme tant d’autres pays, et pas des moindres, par ce qu’on appelle le populisme, que je me permettrai d’appeler le simplisme en politique. On peut toujours vouloir, comme en Italie, réduire les impôts et distribuer de l’argent aux pauvres, on n’en est pas moins comptable de ce que l’on fait. Les nouveaux dirigeants italiens, si sûrs de la qualité supérieure de leur programme, ne parviennent même pas à instituer le revenu minimum pour tous, qu’ils avaient annoncé bruyamment, mais dont ils ont été contraints de réduire la voilure. De même, ils sont engagés dans un bras-de-fer avec la commission de Bruxelles. Il n’en sortira rien de bon ni pour l’Italie, ni pour l’Europe. C’est toujours la même histoire : on ne peut pas dépenser plus qu’on ne gagne et si l’on veut favoriser le « peuple », il faut faire des économies ailleurs.

Ce qui s’est passé successivement en Grande-Bretagne puis aux Etats-Unis et depuis plus longtemps en Europe, c’est l’adhésion populaire à des programmes mensongers qui promettent la fin de l’immigration, la fin de l’impôt, la fin des contraintes, mais, bien entendu, le maintien de l’école gratuite, de l’assurance-maladie et des retraites par répartition. Parfois ce sont les mêmes qui réclament la pérennité des services dans les endroits les plus isolés et se déclarent gilets jaunes ou irrédentistes fiscaux. Dans cet énorme volume de grogne, il y a un pourcentage élevé de contradiction absolue entre les objectifs. À la fin de la mêlée, nous aurons la situation que nous aurons délibérément créée. Ou bien  le vent de la révolte retombe, ou bien non, et quoi qu’on en dise, nous serons, au lendemain de cette explication entre le pouvoir et les gilets jaunes, dans une situation plus précaire que celle d’aujourd’hui.

RICHARD LISCIA

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